Biodiversité

Symphonie potagère à Versailles [lire]

Samedi 19 mars 2022 de 14h à 16h 45

Salle la Rotonde, 5 rue Royale a Versailles

Symphonie potagère à Versailles.jpg

1/ Les deux exposés « Potager du Roi »  et « jardins familiaux » avaient en commun plusieurs fils conducteurs :

  • la transmission du patrimoine végétal vivant, y compris historique (comme les variétés anciennes du Potager) mais aussi les échanges de pratique dans les Jardins Familiaux  et le bon entretien des jardins,
  • la pérennisation des jardins familiaux : le Potager et les jardins  ont obtenu tous deux récemment un label national « jardin remarquable ». Mais pour les jardins familiaux, déjà « rétrécis » au cours du temps, cela ne suffit pas à combattre une Déclaration d’Utilité Publique  pour  exproprier. Il faut prendre aussi en compte  l’aspect développement durable, au sens du  XXI e siècle, puisque Potager et Jardins excluent les traitements  phytosanitaires chimiques et que le Potager espère obtenir bientôt le label « bio ». Enfin  s’ajoute pour le Potager la pratique obligatoire de l’expérimentation, qui accompagne  l’enseignement et les recherches d’amélioration du patrimoine.
  • la transmission du savoir, celui-ci se concrétisant pour le Potager par une école prestigieuse, en continuité avec les instructions de la Quintinie dont le livret initial  s’intitule « instructions aux jardiniers » (cf. diapo), et pour les Jardins, la « formation »  assurée par les anciens installés aux nouveaux, parfois novices, et donc  ici encore échanges de pratique .
  • enfin s’y ajoutent  pour les deux jardins,  l’ouverture vers la ville, et même pour les Jardins, le lien social qui est réel dans ces jardins principalement nourriciers.

Cliquer pour voir la présentation d’introduction d’Anne Boisroux-Jay.

2/ Plus spécifiquement

Antoine Jacobsohn pour le Potager

a insisté sur les variations successives de la répartition des cultures  (fruitiers et légumes, puis fleurs) rassemblés ou séparés selon les époques dans les espaces, eux restés à peu près géométriquement semblables . La richesse animale du lieu est notable. Un gros travail physique et matériel est nécessaire à l’entretien (jardinage, taille, nettoyage des bassins, maintenance des canalisations, réparations maçonneries, etc.) car rien ou quasiment rien n’est « sous-traité », ce qui est exceptionnel. Il a aussi expliqué que la Potager faisait partie d’une association nationale des jardins historiques.
Cliquer pour voir la présentation d’Antoine Jacobsohn.

Pierre Desnos  pour les jardins familiaux

a beaucoup insisté sur la nécessité de la gestion humaine et des efforts nécessaires pour maintenir, gérer, défendre ces jardins familiaux, et donc la condition d’avoir une personne morale et  déterminée comme support.

Il a aussi expliqué la vraie différence, que bien peu connaissent, y compris les élus, entre :

  • les « jardins familiaux » (vocation nourricière ab initie, lutte contre l’alcoolisme à l’époque, issue de la philanthropie des notables catholiques  «  sociaux » appuyés par l’Eglise)
  • les « jardins partagés », concept plus tardif  à vocation de lien social, ou le travail moins intensif et les récoltes beaucoup plus faibles sont répartis entre tous et l’accès limité à certaines heures,
  • le « jardin de proximité » pour le weekend, plus individuel et  qui nécessite des parkings.

Cette différence est importante et permet d’éclairer les vocations ou velléités de création dans  les communes. A Versailles, en séance, parmi les questions, l’une était  posée par une association présente dans la salle au sujet des « jardins » qui seraient « familiaux » envisagés dans le bassin de Picardie, dans le quartier Bernard de Jussieu : or cet endroit n’ a pas de sol arable , pas d’eau :  pour le créer il faudrait donc de gros moyens et un groupe de personnes regroupées en association et destinés à porter le projet et a le faire vivre dans le temps :gros travail. L’idée est donc intéressante, selon VEI, mais ces conditions sont-elles remplies ? Qui s’y colle ?
Cliquer pour voir la présentation de Pierre Desnos.

(Commentaire VEI A titre de comparaison, la Ville travaille avec les habitants du quartier de Montreuil sur le projet de rénovation du jardin Blaise Pascal, et dispose d’un budget total de 600K€ pour études et investissements , qui parait vraiment très élevé pour un espace de cette taille…)

ANIMAL EN VILLE de VERSAILLES et BIODIVERSITE : que peut-on faire ? [lire]

Trois animations-débats ont été présentée à la suite de l’assemblée générale de VEI,  sur le thème de  « l’animal en ville ».

 Cécile Gras , vétérinaire, a livré des données sur l’animal sauvage et domestique a Versailles et proposé des pistes d’amélioration pour mieux respecter l’harmonie  homme animal . Réjane Vedrenne nous a parlés des abeilles et des ruches dans la région, et Gilles Grandclaude nous a présenté les oiseaux locaux et démontré qu’on peut défendre la biodiversité en nourrissant et abritant les oiseaux en ville dans des nichoirs adaptés .Tous deux  incitent a laisser des zones de jardin un peu sauvages et semer des  fleurs pour accueillir insectes et oiseaux.

Contenu de leurs exposés ci-après.

Assemblée générale VEI – Biodiversité locale en ville [lire]

Samedi 27 novembre 2021 de 14h à 17h 30

Salle la Rotonde, 5 rue Royale a Versailles
L’AG a été suivie de mini-conférences et d’échanges sur la biodiversité locale en ville.